Comment volaient les reptiles et oiseaux géants du passé ?

Comment des animaux gigantesques aujourd'hui disparus parvenaient-ils à voler ? Il existait en effet des reptiles volants tels que Quetzalcoatlus northorpi et des oiseaux tels que Pelagornis sandesi dont les envergures pouvaient atteindre respectivement les dix-sept mètres. Cette taille imposante devait donc être compensée par des adaptations physiques pour permettre aux géants de décoller mais également par des adaptations comportementales afin de se maintenir dans les airs.

Les frégates superbes pratiquent le vol thermique pour économiser leur énergie dans les airs. © snaptitude, Adobe Stock
Les frégates superbes pratiquent le vol thermique pour économiser leur énergie dans les airs. © snaptitude, Adobe Stock

Les oiseaux actuels utilisent deux techniques afin de minimiser leur effort physique et planer dans les airs. Certains, tels que l'albatros hurleur, utilisent le vol de gradient. Cette technique de vol consiste à passer d'une masse d'air à une autre à plusieurs reprises et à se laisser transporter par celles-ci. D'autres espèces telles que le condor de Californie et la frégate superbe utilisent en revanche le vol thermique. Ce dernier consiste à utiliser les courants thermiques, qui sont des courants de convection verticaux, afin de s'élever dans les airs sans battre des ailes. En l'absence d'observations comportementales en ce qui concerne les espèces fossiles, comment donc déterminer les techniques qu'elles utilisaient ?

Le vol thermique, une technique récurrente

Une étude publiée dans le journal PNAS Nexus apporte des éléments de réponse à cette question. Les auteurs de l'étude ont notamment analysé les envergures, les poids et la charge alaire de reptiles volants et d'oiseaux éteints ; ils ont comparé ces mesures avec celles d'oiseaux actuels dont les techniques de vol sont connues. Ils ont utilisé des modèles aérodynamiques afin de déterminer quelles étaient les performances de vol ainsi que les besoins de vitesse de vents des géants disparus. Les auteurs ont ainsi pu confirmer les conclusions de précédentes études qui rapportaient que Pteranodon (37 kg, 6 mètres...

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