Vol SJ-182 en Indonésie: le scénario qui se dessine laisse peu de place au doute

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Deux jours après la disparition du vol SJ-182 quelques minutes seulement après son décollage de l’aéroport de Jakarta, les recherches en mer de Java, à 20 kilomètres environ de la capitale, impliquent désormais plus de 2 000 personnes et un scénario funeste se dessine de manière quasi certaine.

Avec notre correspondante à Kuala Lumpur, Gabrielle Maréchaux

Les restes humains repêchés au large de l’île de Laki n’ont pas encore été formellement identifiés, mais déjà le président indonésien Joko Widodo présente ses condoléances aux familles des 52 adultes et dix enfants qui étaient à bord du vol SJ-182.

Car depuis la découverte de morceaux de fuselage et d’une roue appartenant au Boeing 737-500 à 23 mètres de profondeur, l’optimisme ne semble plus à l’ordre du jour.

Deux boîtes noires de l’appareil ont également été localisées. Leurs données seront cruciales pour tâcher de comprendre ce qui est arrivé. Quelques secondes seulement avant de perdre 3 000 mètres d’altitude brutalement, l’avion avait mis le cap vers le nord-ouest, soit à l’opposé de sa destination prévue.

Un enregistrement des communications de l'équipage avec les contrôleurs aériens révèle des dialogues de routine et aucun échange avant que le Boeing 737-500 de Sriwijaya Air ne plonge en mer de quelque 10 000 pieds en moins d'une minute.

Des images diffusées par la marine montrent un fond marin jonché de débris où les secours ont repêché de nombreux débris, morceaux de fuselage et restes humains. Ces derniers sont transférés vers un hôpital de la police où des spécialistes cherchent à les identifier grâce à des échantillons d'ADN prélevés chez des proches des victimes. La police a dit avoir identifié une première victime, un steward de 29 ans, grâce à l'empreinte digitale d'une de ses mains remontée à la surface.

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En attendant des précisions, cette disparition rappelle des souvenirs funestes au pays : avec 697 décès ces dix dernières années, le marché de l’aviation indonésien est le plus meurtrier au monde.

Des observateurs rappellent déjà combien la pandémie de coronavirus a pu affecter la sécurité aérienne avec une réduction du personnel, des avions parfois longtemps cloués au sol.