"Je vois arriver les vacances avec soulagement" : entre délivrance et cauchemar, les "vacances apprenantes" des Français confinés

« Les hommes intelligents aiment apprendre, les imbéciles aiment enseigner » disait Tcheckhov. Voilà qui consolera peut-être les parents d'élèves qui ont dû se muer en professeurs depuis trois semaines. « C'est pas évident quand t'as plusieurs enfants à gérer. Heureusement j'ai la chance de pas faire de télétravail. Et ils y mettent du leur » confie Elodie, mère de trois garçons de 10, 7 et 3 ans en région parisienne. Puis d'ajouter : « On est parents, on n'est pas profs, on n'a pas les méthodes pour leur apprendre les choses. Et les termes employés ne sont pas toujours les mêmes qu'à notre époque ». Marie, mère de 5 enfants de 19, 17, 14, 11 et 7 ans, confirme ces difficultés, surtout pour les plus jeunes : « On essaye de faire exactement comme les maîtresses le veulent. Mais parfois on comprend pas, on ne sait pas trop comment il faut faire ».

tâtonnements

A ces tâtonnement pédagogiques ou didactiques s'ajoutent des problèmes informatiques. Les serveurs sont régulièrement saturés et il n'est pas toujours aisé d'être suffisamment organisé pour rendre les travaux dans les temps. Céline*, mère de trois enfants de 17, 13 et 8 ans près de Nice peut en témoigner « Il y avait un devoir à rendre sur logiciel, mais à la maison ça a « bugué » complètement sur l'ordi. Or à 18h ce n'était plus possible de le rendre, c'était la limité. On a réussi à écrire au prof pour lui expliquer la situation mais ça ajoute des contraintes et du stress


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