Voir le trou noir au centre de la Voie lactée n'est "que le début", assure la chercheuse Katie Bouman

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Spécialiste d'imagerie computationnelle à l'université Caltech, en Californie, Katie Bouman a mis au point l'algorithme capable d'assembler toutes les images des télescopes utilisés pour restituer l'image d'un trou noir. Elle a répondu aux questions de l'AFP après la révélation de celle de Sagittarius A*, le trou noir au centre de la Voie lactée.

A seulement 33 ans, Katie Bouman a déjà participé à deux immenses réalisations scientifiques : après la révélation de la première image d'un trou noir en 2019, elle a de nouveau joué un rôle clé dans la représentation inédite, . Katie Bouman a mis au point prouesse qui lui a valu une notoriété internationale. Aujourd'hui spécialiste d'imagerie computationnelle à l'université Caltech, en Californie, elle fait toujours partie de l'immense collaboration internationale ayant permis cet exploit, l'Event Horizon Telescope (EHT). Son groupe de travail est chargé de reconstituer une photographie fidèle, à partir de la gigantesque masse de données réunies par des télescopes du monde entier. L'AFP s'est entretenue avec elle juste après la révélation de la nouvelle image.

AFP : Pour vous, la révélation de cette deuxième image de trou noir est-elle moins enthousiasmante que la première ?

Katie Bouman : La première image était spectaculaire, parce que c'était la première fois que l'on pouvait voir un trou noir. Mais je pense que le Saint Graal pour l'Event Horizon Telescope a toujours été d'avoir une image de Sagittarius A*. Car nous avons beaucoup plus d'informations sur ce à quoi Sgr A* est censé ressembler, via d'autres observations scientifiques (par exemple la rotation des étoiles autour de lui, ndlr). Donc être capable d'en voir une image nous permet de comparer bien plus facilement si cela correspond à ce qu'on attendait, d'après nos précédentes observations et théories.

La chercheuse Katie Bouman s'exprime au micro lors d'une conférence de presse à Washington, le 12 mai 2022, pour la révélation de la première image du trou noir au centre de notre galaxie (AFP - Jose Luis Magana)
La chercheuse Katie Bouman s'exprime au micro lors d'une conférence de presse à Washington, le 12 mai 2022, pour la révélation de la première image du trou noir au centre de notre galaxie (AFP - Jose Luis Magana)

C'est pour cela que je pense que même s'il s'agit de la deuxième image que nous montrons, elle est à vrai dire bien plus enthousiasmante, car nous pouvons l'utiliser pour tester davantage notre compréhension de la gravité.

Pourquoi a-t-il été plus difficile d'obtenir une image de "notre" trou [...]

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