Voile, institutions, McKinsey... Ces sujets sur lesquels le ton pourrait monter entre Le Pen et Macron

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Après des semaines de passes d'armes par médias interposés, les deux candidats s'affrontent finalement ce mercredi soir. Au menu des échanges qui s'annoncent probablement vifs, les "petites phrases" d'Emmanuel Macron, l'interdiction du port du voile contenue dans le programme de Marine Le Pen ou encore sa volonté de modifier la Constitution en passant par le référendum.

À quelques heures du débat de l'entre-deux-tours, la tension continue de monter dans les deux camps. Alors que Marine Le Pen a présenté pendant toute la campagne un visage apaisé, elle ne peut pas se permettre de rater cette marche, après une prestation jugée désastreuse en 2017. Emmanuel Macron va de son côté tenter de se débarasser de l'image parfois technocratique qui lui colle à la peau depuis son élection. BFMTV.com a choisi six thèmes sur lesquels les deux adversaires devraient croiser le fer.

• L'exonération d'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans

Le premier thème du pouvoir d'achat devrait être l'occasion d'une première passe d'armes sur la fin de l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans, l'une des propositions phares de Marine Le Pen. Cette mesure est présentée par le RN comme une façon de garder en France les jeunes entrepreneurs tout en permettant à ceux qui commencent leur vie professionnelle de ne pas à avoir à passer par la case impôts.

De son côté, Gérald Darmanin a regretté sur BFMTV la semaine dernière "une mesure qui favoriserait les footballeurs, les jeunes qui font fortune".

"Tout ça n'a aucun sens", a pointé du doigt le ministre de l'Intérieur.

La moitié des jeunes de moins de 30 ans ne paient pas d'impôt sur le revenu.

• L'interdiction du port du voile

L'interdiction du port du voile dans la rue fait partie du programme du RN. Interpellée sur le sujet samedi dernier lors de son déplacement en Eure-et-Loir, la candidate a finalement semblé reculer sur le sujet, évoquant un vote sur le sujet à l'Assemblée nationale. Cette mesure n'est d'ailleurs pas "une priorité", a assuré Jordan Bardella, le numéro un du parti ce mardi sur France info.

Emmanuel Macron a pointé du doigt cette mesure la semaine dernière lors d'un échange avec une femme voilée à Strasbourg.

"Avoir une jeune fille qui porte le voile qui me demande si je suis féministe, c'est la meilleure des réponses à toutes les bêtises que j'entends. Parce que de l'autre côté, il y a madame Le Pen qui dit 'le voile sera interdit sur la place publique avec moi'", a expliqué le candidat lors de cette discussion.

• Passer par le référendum pour modifier la Constitution

Marine Le Pen appelle de ses vœux une "révolution référendaire" pour "modifier profondément notre pays". "Seul le peuple devrait avoir la possibilité de réviser la Constitution" et non le Parlement, a expliqué la députée du Pas-de-Calais la semaine dernière lors d'une conférence de presse pour présenter son programme institutionnel.

Pas de quoi convaincre Emmanuel Macron.

"J'ai un clivage profond avec la candidate d'extrême droite. Je suis pour réformer la Constitution en respectant la Constitution. Elle, elle propose une réforme de la Constitution sans respecter la Constitution. Ça se fait très bien en Hongrie, c'est un changement qui se fait à la main", a dénoncé le président sur France culture ce lundi, en renvoyant Marine Le Pen à sa visite à Viktor Orban en novembre dernier.

L'affaire McKinsey

Le président-candidat a été interpellé à plusieurs reprises pendant ses déplacements, avant le premier tour, sur les révélations du Sénat autour du cabinet de conseil McKinsey. Cette entreprise anglosaxonne qui a rédigé plusieurs rapports pour le gouvernement n'a payé aucun impôt sur les sociétés depuis 10 ans. La commission d'enquête sénatoriale a également révélé que les sommes dépensées par les ministères ont augmenté de 136% en 4 ans pour un montant proche d'un milliard d'euros l'an dernier.

Emmanuel Macron s'est justifié sur TF1 le 6 avril dernier, en mettant en avant son combat sur la scène européenne pour faire payer des impôts aux entreprises qui font des bénéfices sur le continent.

Ses arguments n'ont pas suffi à Marine Le Pen qui a renommé le président "Emmanuel McKinsey" lors de son meeting à Avignon jeudi dernier.

Les petites phrases d'Emmanuel Macron

Le candidat a beau avoir reconnu avoir "blessé" les Français par différents propos controversés, comme "les Gaulois réfractaires", "ceux qui ne sont rien" ou encore "je traverse la rue et je vous trouve du travail", il peine à se débarrasser de son image parfois jugée arrogante.

Lors de son déplacement à Denain, il a été interrogé par deux jeunes femmes qui regrettaient ses propos sur son "envie" "d'emmerder les non-vaccinés" en janvier dernier. "Je l'ai dit de manière, entre guillemets, 'affectueuse'", leur a répondu le président.

"Ce quinquennat aura divisé, méprisé et blessé", a assuré Marine Le Pen à Avignon, dénonçant un pouvoir "sans empathie, dans le mépris des Français".

La retraite à 65 ans

L'allongement de l'âge de départ est l'un des points clés du programme d'Emmanuel Macron qui a annoncé vouloir "aller très vite", au micro de France inter le 4 avril dernier, Mais largement interpellé sur le sujet lors de sa visite dans le Nord et le Pas-de-Calais le lendemain du premier tour, le président a finalement assuré que "les 65 ans (n'étaient pas) un dogme" au micro de BMTV, disant comprendre "les angoisses" des Français.

Marine Le Pen qui propose de son côté de maintenir l'âge légal de départ à 62 ans, à l'exception des personnes entrées en activité avant 20 ans, a estimé que "la retraite à 65 ans, pour certains métiers, (c'était) inhumain" sur notre antenne.

Et d'ajouter au sujet de son adversaire: "Il est ultralibéral et tous les ultralibéraux réclament en permanence de travailler jusqu'à plus d'âge".

Le président sortant est donné gagnant au second tour de l'élection présidentielle avec 54,5% des voix, selon la dernière enquête Opinion 2022 réalisée par Elabe pour BFMTV et L'Express.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Présidentielle 2022 : L'appel aux Français d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen

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