Voilà pourquoi il vaut mieux ne pas tiré la chasse d'eau des toilettes publiques !

Nathalie Mayer, Journaliste
·1 min de lecture

Les toilettes publiques ne sont pas forcément les endroits les plus propres qui existent. De nombreuses personnes différentes y passent chaque jour. Et elles ne sont pas toujours suffisamment ventilées. Ainsi il y a quelques mois déjà, des chercheurs chinois s’étaient inquiétés de comprendre comment tirer la chasse d’eau peut vous exposer au coronarivus. Aujourd’hui, ce sont des chercheurs de la Florida Atlantic University (États-Unis) qui présentent les résultats de leurs travaux à ce sujet.

Comment tirer la chasse d’eau peut vous exposer au coronavirus

Rappelons en effet qu’une grande variété d’agents pathogènes se retrouvent dans les urines, les matières fécales et les vomissures et demeurent dans l’eau stagnante des toilettes. Au moment de tirer la chasse et en fonction de la conception, de la pression de l’eau et de la puissance de rinçage, de nombreux aérosols contenant ces microbes peuvent être dispersés dans les airs.

Les chercheurs se sont intéressés à trois scénarios différents : une chasse d’eau tirée sur des toilettes sans couvercle, une chasse d’eau tirée sur des toilettes au couvercle rabattu et une chasse d’eau tirée sur un urinoir. Et ils ont utilisé un compteur de particules placé à différentes hauteurs pour mesurer la taille et le nombre de gouttelettes générées par l’opération.

Des chercheurs de la Florida Atlantic University (États-Unis) ont mesuré la taille et la quantité de gouttelettes générées par un rinçage de toilettes ou d’urinoir à différentes hauteurs. © Florida Atlantic University
Des chercheurs de la Florida Atlantic University (États-Unis) ont mesuré la taille et la quantité de gouttelettes générées par un rinçage de toilettes ou d’urinoir à différentes hauteurs. © Florida Atlantic University

Pour plus d’hygiène, il faut ventiler

Résultat : à chaque fois que la chasse d’eau est tirée, jusqu’à des dizaines de milliers de gouttelettes sont générées. Toilettes ou urinoir ont par ailleurs généré de grandes quantités de gouttelettes de moins de trois micromètres. Des gouttelettes qui constituent un risque de transmission important si elles contiennent des agents infectieux. D’autant que celles-ci semblent se maintenir à des hauteurs allant jusqu’à 1,50...

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