Voilà ce que les femmes devaient subir avant le vote de la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse (IVG)

France 2
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La contraception et l’avortement sont interdits dans la France des Trente Glorieuses. Alors, les femmes se débrouillent, s’arrangent au fond des arrière-cours, sur des tables de cuisine, livrées dans la clandestinité aux mains des "faiseuses d’anges" armées d’aiguilles à tricoter. Un long cortège de drames… "Aux gardes des urgences, on voyait arriver des femmes qui saignaient, qui étaient infectées. En plus, elles restaient dans les coins car elles se faisaient engueuler. Tout d’un coup, il a fallu comprendre tout ça : c’était des grossesses non désirées et avorter était interdit médicalement", rappelle au magazine "13h15 le samedi" (replay) la gynécologue Joëlle Brunerie-Kauffmann.

"Ces pauvres femmes, dans le refus de leur grossesse, étaient obligées de déclencher seules leur avortement ou de demander à des amis de le faire, mais c’était avec une méthode qui n’était pas du tout médicale, propre, explique la militante féministe ayant agi au sein du Mouvement pour la liberté de l'avortement et la contraception (MLAC). Pour avoir le droit à un curetage, méthode d’avortement propre à cette époque, il fallait déjà saigner, être en cours de fausse couche. Il fallait faire semblant d’avoir une fausse couche naturelle pour avoir droit à un curetage à l’hôpital."

Une femme mourait chaque jour des suites d’un avortement clandestin

"Et pour saigner, il fallait infecter l’œuf, poursuit le médecin. La seule solution était de mettre une petite sonde dans l’utérus, un scoubidou ou n'importe quoi, de (...)

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