Le vocabulaire simpliste de Donald Trump complique-t-il la tâche de ses interprètes ?

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Son anglais n'est pas toujours correct, il ne finit pas toutes ses phrases et son vocabulaire est parfois très limité. Lui, c'est Donald Trump, l'actuel président américain candidat à sa réélection, qui saura peut-être mercredi 4 novembre s'il poursuit sa mission de commander in chief quatre années de plus. À la Maison-Blanche, il a souvent donné du fil à retordre à ceux qui tentaient de comprendre ses discours. C'est le cas de Tom Viart, un de ses interprètes depuis 2016 et invité d'Europe 1, lundi matin.

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"Donald Trump est difficile à traduire pour plusieurs raisons", explique Tom Viart. "Soit il lit son discours sur son prompteur et cela va être difficile parce qu'il lit très vite, avec très peu d'intonation, soit il retrouve une forme de one-man show très différent des déclarations solennelles. Il a un style très lapidaire, il passe du coq à l'âne et utilise très souvent les mêmes mots. Là, il faut à la fois reproduire le style, ne pas le trahir sans pour autant exagérer et essayer de donner les informations dans un français au minimum correct."

Répétitions et apartés déstructurés

Des études ont très vite montré, sous sa mandature, que le milliardaire utilisait beaucoup moins de mots que ses prédécesseurs. C'est le cas du mot "great", fréquemment utilisé. "S'il était français, il n'utiliserait pas forcément exactement le même mot", assure celui qui était auparavant l'interprète de Barack Obama. "Il peut dire 'grea...


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