Vladimir Poutine demande de "corriger les erreurs" dans la mobilisation pour l'Ukraine

Vladimir Poutine le 29 septembre 2022. - Capture d'écran BFMTV
Vladimir Poutine le 29 septembre 2022. - Capture d'écran BFMTV

Le président russe Vladimir Poutine a demandé ce jeudi que soient "corrigées les erreurs" dans la mobilisation en cours en Russie pour l'offensive en Ukraine, alors que le mécontentement grandit face à la convocation souvent chaotique des appelés.

Les médias et les Russes sur les réseaux sociaux ont rapporté des cas de mobilisation de personnes âgées, d'étudiants, de malades ou d'appelés sans expérience militaire. La mobilisation a aussi déclenché des manifestations et une fuite de milliers d'hommes à l'étranger.

"Cette mobilisation suscite beaucoup d'interrogations. Il faut corriger toutes les erreurs et faire en sorte qu'elles ne se reproduisent plus", a réprimandé le chef d'Etat lors d'une réunion par visioconférence avec son Conseil de sécurité, diffusée à la télévision russe.

Des cas qui devraient être exemptés en vertu de la loi

Le président a évoqué la convocation de pères de familles nombreuses, de personnes souffrant des maladies graves ou encore de personnes très âgées, autant de cas qui devraient être exemptés en vertu de la loi.

"Si une erreur a été commise, il faut la corriger et faire revenir à la maison ceux qui ont été convoqués sans raison appropriée", a souligné Vladimir Poutine.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov avait déjà admis lundi des "erreurs" dans cette mobilisation, censée concerner 300.000 réservistes ayant une expérience militaire ou des compétences utiles, tels que les chauffeurs de poids lourds.

Plus de 2400 personnes ont été interpellées lors de manifestations contre la mobilisation en Russie depuis son annonce le 21 septembre, selon l'organisation spécialisée OVD-Info.

De nombreux Russes ont aussi choisi de fuir le pays, provoquant d'importantes files d'attente aux frontières de la Géorgie, du Kazakhstan, de la Mongolie et de la Finlande. Les vols aériens ont aussi été pris d'assaut.

Article original publié sur BFMTV.com