Vladimir Poutine évoque les gilets jaunes devant Emmanuel Macron

Hortense de Montalivet
Lundi 19 août, Vladimir Poutine a osé la comparaison avec les gilets jaunes devant Emmanuel Macron.

INTERNATIONAL - “Je suis invité par le Président français, je suis mal à l’aise de le dire...”. Pourtant, Vladimir Poutine a bien osé la comparaison, lundi 19 août devant Emmanuel Macron. Lors de la conférence de presse qui a précédé la rencontre entre les deux chefs d’État, le président russe a répondu à une question sur les violences faites aux manifestants à Moscou par une évocation des gilets jaunes.

Interrogé sur la répression de manifestations en faveur de la démocratie ces dernières semaines en Russie, le maître du Kremlin a riposté en renvoyant aux violences qui ont émaillé le mouvement de protestation des gilets jaunes en France à la fin de l’année dernière et au printemps.

 

“Nous ne voulons pas d’une situation similaire” à celle qui a récemment prévalu à Paris, a-t-il lancé, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article, dans une de ces piques dont il est coutumier dans l’adversité, assurant que les autorités russes agiraient pour que les manifestations d’opposants à Moscou restent dans le “cadre de la loi”.

Une comparaison “qui ne fait pas raison”, pour reprendre l’expression d’Emmanuel Macron. Ce dernier a commencé par déplorer les violences qui ont émaillé la contestation sociale des gilets jaunes mais a tenu à rappeler que “la France est un pays qui respecte les droits de l’Homme [...]. Ceux qui ont manifesté ont pu se présenter librement aux élections européennes. Et aux municipales s’ils le veulent [...]”

Bottant en touche, le président français a ainsi distingué la principale raison des manifestations à Moscou: l’impossibilité pour certains candidats de se présenter contre Vladimir Poutine lors des prochaines élections locales. Des candidatures “truquées” avait alors précédemment expliqué le chef d’État russe, en réponse à la question de la journaliste.

Il faut dire que le processus pour se présenter à des élections face à Poutine est particulièrement ardu. À chaque élection, la Commission électorale refoule des dizaines de...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post