Vivre et dormir dehors dans le "9-3" : une performance artistique et humaine

Culturebox (avec AFP)
Dormir à la belle étoile, dans le "9-3" ? Etonnante performance artistique : deux artistes menuisiers, Laurent Boijeot et Sébastien Renauld ont traversé un mois durant la Seine-Saint-Denis, recevant dans leur "maison" improvisée à ciel ouvert leurs voisins d'un jour, pour partager un café et leur vision du monde. Le duo s'était déjà illustré pour sa "résidence" à New York, Tokyo ou Nancy...

Après "720 heures de performance non-stop", leur barbe a poussé, leurs traits sont tirés. Pourtant, même s'ils donneraient tout pour un "bon bain chaud", Laurent Boijeot et Sébastien Renauld se sentent nostalgiques alors que s'achève leur périple. 
Depuis 2012, les deux complices, qui ont reçu cette fois le soutien financier du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, ont déjà traversé Venise, New York, Tokyo, Garges-les-Gonesse ou encore Nancy, leur ville d'origine.

Une "unité de vie" (lit, table, tabouret) et des planches pour faire des meubles

Pour la dernière étape, les trentenaires ont installé leur lit en bois blanc devant l'ancienne usine Mécano de La Courneuve, ville communiste en pleine métamorphose. La veille, ils dormaient à une centaine de mètres de là, au pied de la gare RER. Partis de Saint-Ouen le 1er avril, ils n'auront parcouru qu'une dizaine de kilomètres, trimballant à chaque fois leur "unité de vie" - lit, table, tabouret - ainsi que des planches pour fabriquer des meubles.

A Saint-Denis, à Aubervilliers, ils ont rencontré des élus, des mères de famille, des cadres d'entreprise, des jeunes de cités. Ils ont dormi à la belle étoile sous d'épaisses couettes blanches, au vu et au su de tous. Vécu de ce que leur apportaient leurs voisins éphémères, invités à prendre place autour de leur table, fabriquée de leurs mains. Pour qualifier l'attitude de la population à leur égard, un mot revient toujours : "bienveillance". Et le duo d'artistes-menuisiers d'évoquer ces habitants "descendus de leur tour" pour leur apporter un plat chaud ou une tasse de café fumant. "Des gens qui comprennent ce qu'on fait de manière intuitive, sans qu'on ait besoin de l'expliquer pendant trois plombes", apprécie Laurent Boijeot, sociologue de formation.

"Chorba" et glaces italiennes

C'est l'heure du déjeuner, une voisine apporte une marmite de "chorba" (une soupe traditionnelle d'Afrique du Nord), des cigares farcis au thon, du riz avec du poulet, de (...)

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