Vivienne Westwood, décédée à 81 ans, avait su imposer un style audacieux et excentrique

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« RIP à la grande Vivienne Westwood qui nous a guidés à travers le punk et au-delà. » Voilà ce qu’a twitté Boy George , à côté d’un selfie, à la suite de l’annonce du décès de la créatrice de mode jeudi soir. Il faut dire que celle qui a fêté l’an dernier ses cinquante ans de carrière avait contribué à porter le mouvement de rébellion sociale et musicale à la fin des années 1960. Née Vivienne Swire, elle est l’aînée d’une famille de trois enfants qui vit modestement dans un petit village du comté de Derbyshire. Elle monte à Londres à 17 ans et étudie la mode. Elle fait la rencontre de Malcolm McLaren, le futur manager des Sex Pistols, et avec lui se lance dans la confection de vêtements. Le couple ouvre une boutique sur King’s Road en 1970.

Leurs premières créations s’inspirent de la rue et du vocabulaire punk avec des tee-shirts troués, zippés et à messages, des tenues SM ou androgynes et des collants en vinyle, et sont popularisées par le groupe de Sid Vicious.

« Réduire, réutiliser, repenser »

En 1981, Vivienne Westwood présente ses premiers défilés en son nom en effectuant un virage néoromantique avec sa collection Pirates, qui réinvente les habits des corsaires avec un mélange d’irrévérence, d’audace et de glamour. En 1985, elle revisite les corsets et, dix ans plus tard, elle fait revivre les cocottes en imaginant des robes spectaculaires à lacets taillées dans du satin. En 1992, elle est anoblie par la reine Elizabeth II, ce qui ne l’empêche pas de dévoiler ses partie...


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