Vivendi : Vincent Bolloré confirmé mais pas plébiscité

Libération.fr

Mardi à l’Olympia, la démocratie actionnariale n’a engendré aucune révolution du système. Lors de l’assemblée générale de Vivendi, les porteurs de titres de la maison mère de Canal + et d’Universal Music ont renouvelé le mandat de Vincent Bolloré au conseil de surveillance. Un peu plus de cinq ans après son entrée dans l’organe de supervision du conglomérat français, l’actionnaire de référence a été confirmé en tant que président à 82 % des suffrages exprimés.

Contrairement aux apparences, ce score n’est pas un plébiscite. Dans le monde désespérément docile du CAC 40, l’habitude est de valider les résolutions d’AG à plus de 90 % (la rémunération de 400 000 euros de Vincent Bolloré a ainsi été approuvée à 99,7 %). Descendre sous cette barre doit être pris comme un avertissement. Bolloré, qui détenait au 7 mars 20,6 % du capital et 24,7 % des droits de vote de Vivendi, a abordé cette assemblée générale sous légère pression. Avant sa tenue, deux sociétés de conseil aux petits actionnaires avaient fait part de leur opposition à plusieurs résolutions soumises au vote des actionnaires, dont celle le concernant directement. La nomination de Yannick Bolloré, fils de, au conseil de surveillance était aussi contestée, au motif qu’elle renforçait l’emprise de la famille sur la société au détriment d’indépendants. Elle a été entérinée à un tout petit 71 %.

L’autre grand enjeu de cette AG concernait les rémunérations des cinq membres du directoire, sur lesquelles la loi Sapin 2 a donné aux actionnaires un avis contraignant. Les salaires fixes des lieutenants de Bolloré ont été augmentés de 33 % à 41 % de 2015 à 2016. Mardi, Vivendi a de nouveau expliqué que cette progression avait pour corollaire une baisse du salaire variable. Mais l’argument ne résiste pas à l’analyse. D’une part, le salaire fixe est un revenu assuré. D’autre part, la somme du fixe et du variable maximal aboutit à une rémunération potentielle désormais plus élevée.

Verdict : les rémunérations ont été approuvées (...)

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