Vitiligo : 5 choses que vous ne saviez peut-être pas sur la maladie d’Édouard Philippe

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Le vitiligo n’est pas une maladie grave sur le plan médical

Ce dimanche, l’ancien premier ministre s’est confié dans "Sept à Huit" sur la maladie dont il souffre : le vitiligo.

"Je vous confirme que je suis atteint d’une maladie qui s’appelle le vitiligo, qui n’est ni douloureuse ni contagieuse mais qui est très visible", a confié sans ciller Édouard Philippe lors d’une interview diffusée dimanche 12 septembre dans le magazine de TF1 "Sept à Huit". Cette maladie qui se traduit par une dépigmentation de sa barbe à certains endroits lui a valu de nombreuses moqueries.

Le vitiligo est relativement fréquent

La maladie est souvent méconnue, et pourtant elle est relativement fréquente. Selon l’Inserm, entre 0,5 et 1% de la population mondiale serait concernée. S’il apparaît souvent à l’âge adulte, le vitiligo peut aussi apparaître dès l’enfance et toucher les hommes et les femmes, peu importe leur type ou leur couleur de peau.

Vidéo. Cette adorable jeune fille atteinte de vitiligo encourage les autres à s’aimer tels qu’ils sont

Deux formes de vitiligo

La forme segmentaire est une forme très localisée, qui touche une zone unique et se développe le plus souvent chez l’enfant ou le jeune adulte. La zone blanche couvre une surface limitée (un seul côté du corps). Cette forme se développe rapidement, en quelques semaines ou mois, puis reste stable sans autre évolution par la suite. La forme généralisée peut atteindre plusieurs zones du corps et l’âge de début d’apparition est très variable. L’extension de la maladie est imprévisible : la zone atteinte peut rester localisée pendant de nombreuses années ou s’étendre plus ou moins rapidement à différentes parties du corps.

Des origines diverses

Considéré pendant longtemps comme une maladie psychosomatique, on sait désormais que le vitiligo est en partie génétique. Une personne ayant un parent de premier degré atteint a 5 à 8% de risque de développer également la maladie. Mais si les personnes portant un ou plusieurs gènes de susceptibilité ont plus de risque de développer la maladie, elles ne seront pas systématiquement atteintes. Les autres facteurs pouvant favoriser l’apparition ou l’aggravation du vitiligo sont notamment liés au stress, comme c’est le cas d’Édouard Philippe. "Ma barbe a blanchi sous l’effet peut-être du stress et sans doute de son impact sur mon métabolisme", a-t-il confié.

L’impact psychologique considérable

Le vitiligo n’est pas une maladie grave sur le plan médical. Il n’augmente pas le risque de cancer de la peau, contrairement à ce que l’on croyait dans le passé. Cependant, la maladie a un impact psychologique considérable, car il est stigmatisant pour les personnes concernées.

Les traitements disponibles

Des approches thérapeutiques sont actuellement à l’étude. Mais des solutions existent déjà : des crèmes à appliquer sur les lésions et des traitements physiques par rayonnement UV. Une greffe de mélanocytes peut être envisagée pour le traitement des lésions stables, n’ayant pas évolué depuis au moins un an. Quelle que soit l’option choisie, la repigmentation est un phénomène long et le traitement nécessite souvent 6 à 24 mois pour donner des résultats satisfaisants. Il n’est pas rare que la dépigmentation récidive et qu’il soit nécessaire de tout recommencer.

Si vous êtes concerné et souhaitez avoir plus d’information, l’association française du vitiligo propose une permanence téléphonique tous les mercredis après-midi de 14h à 17h 01 45 26 15 55.

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