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Enième resucée d’une recette éculée dont l’excellent Space Cowboys (Clint Eastwood, 2000) est l’étalon : la comédie gérontophile. On prend de vieux acteurs et on leur fait refaire un truc de jeunes (ici un hold-up) en s’amusant de leurs rhumatismes avant de s’attendrir de leur décrépitude. On touche ici le fond du genre : poussif, sirupeux, pas drôle une seconde. Même le plaisir de retrouver Michael Caine en gentleman cambrioleur est contrarié par le sentiment qu’il s’y ennuie autant que nous. M.U.

Méga-carton en Italie et méta-film de super-héros, ce premier long parcourt les banlieues romaines dans le sillage d’un voyou de bas étage doté du jour au lendemain de pouvoirs surhumains. L’exotisme de la chose et son ambition de mêler conte moral, œillades pop et satire de tout ce qui déconne en Italie (de la mafia aux vaines gloires vantées par la télé-réalité) nourrissent un petit charme, qui s’épuise tant le film est écrit, joué et filmé à coups de poing. J.G.

A Santiago, un lycéen gay est violemment agressé par des jeunes de son quartier. Pendant qu’il agonise, son père se confronte à l’échec de sa propre existence, sur les plans professionnel, sentimental et familial. Rien dans le scénario ne rappelle l’affaire Daniel Zamudio, qui avait commotionné le Chili en 2012, et dont il est censé s’inspirer. Le réalisateur se désintéresse de la victime, et de ses bourreaux, pour ce concentrer sur le parcours du sexagénaire. C’est son droit. Mais l’interprétation subtile du vétéran Sergio Hernandez ne parvient pas à sauver un film qui accumule les maladresses. F.-X.G.



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