"La vitamine D pourrait présenter un intérêt contre le Covid-19, mais il n'y a pas encore de preuve"

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INTERVIEW - Plusieurs études suggèrent un effet bénéfique de la vitamine D contre le Covid-19, sans consensus scientifique pour le moment. Explications avec le professeur Cédric Annweiler, chef du service gériatrie au CHU d'Angers et coordinateur d'un vaste essai clinique sur le sujet.

Des vitamines contre le Covid-19? Au Royaume-Uni, le gouvernement prend cette piste au sérieux. Selon The Guardian, il envisage de fournir pendant l'hiver des compléments de vitamine D à deux millions de personnes fragiles pour mieux les protéger face au coronavirus. Mission a été confiée aux agences sanitaires d'émettre des recommandations en ce sens. En Norvège, l'hôpital d'Oslo a annoncé le 10 novembre être à la recherche de 70.000 volontaires pour tester l'efficacité de… l'huile de foie de morue, riche en vitamine D. Les chercheurs ont en effet observé au cours d'une grande enquête que les consommateurs réguliers étaient moins souvent contaminés au Sars-CoV-2 et, quand ils l'étaient, développaient moins de formes graves.

Principalement synthétisée par la peau, grâce aux rayons du soleil, la vitamine D est aussi présente dans certains aliments comme les poissons gras. Elle aide le corps à assimiler le calcium, protégeant ainsi les os et les muscles. Ses potentiels bénéfices contre les infections respiratoires sont étudiés depuis longtemps, comme l'explique l'OMS sur son site. Rien à voir avec la vitamine C, présentée au printemps comme un remède miracle par certaines rumeurs, sans fondement.

Chef du service gériatrie au CHU d'Angers (Maine-et-Loire), le professeur Cédric Annweiler a mené plusieurs études sur les liens entre vitamine D et Covid-19. Avec le CHU d'Angers et neuf autres établissements, il coordonne CoVitTrial, le premier essai clinique de grande ampleur sur l...

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