«On vit l’enfer»: en France, la grogne monte contre les «dark stores»

En France, l’explosion du nombre de « dark stores » fait grincer des dents. Alors, pour réguler leur développement, le gouvernement prépare un arrêté, d'autant que les riverains dénoncent les nuisances causées par ces espaces.

En l'espace d'une heure, une vingtaine de motos se relaient dans un ballet continu devant ce « dark store » de la marque Frichti, à Boulogne-Billancourt.

Dans ce petit entrepôt où des denrées alimentaires sont stockées, prêtes à être livrées, il n’y a pas de clients. Aucune mention de l’entreprise sur la façade. Mais des nuisances. « On vit l’enfer. C’est toute la nuit jusqu’à pas d’heure. Ils se bagarrent, font du bruit… C’est horrible. Moi, j'aimerais que cet endroit disparaisse », témoigne Joël, un habitant de l’immeuble d’en face, excédé.

Face à la grogne qui monte dans les grandes villes françaises, le gouvernement a décidé de légiférer sur l’implantation des « dark stores ». Alors qu’il envisageait de les reconnaître comme des commerces, les autorités ont rétropédalé face aux critiques : les « dark stores » seront considérés comme des entrepôts et leur installation sera soumise au plan d’urbanisme de chaque ville.

« Il faut trouver une solution »

Assis sur sa moto, Antoine attend une commande. Ce livreur comprend la colère des riverains, mais relativise : « Quand on habite juste en face, je comprends que ça puisse poser problème. Il faut trouver une solution. Les fermer définitivement, je trouve ça un peu bête. Ça fait du travail et ça aide quand même beaucoup de personnes ».

De son côté, le gérant de l'entrepôt assure que les nuisances sonores sont prises en compte. Mousse anti-bruit, moto-électriques, vélos… Les efforts sont là.


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