Visite de Nancy Pelosi à Taïwan: les nationalistes chinois déçus par leur gouvernement trop timoré

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La propagande communiste avait chauffé à blanc sa population, affirmant que la réaction chinoise serait terrible si Nancy Pelosi daignait mettre un pied à Taïwan, province rebelle aux yeux de Pékin. Mais la présidente de la Chambre des Représentants a fait fi des menaces chinoises. La situation s’est retournée contre le pouvoir central qui doit désormais faire face à la déception et à la colère de ses internautes nationalistes.

« Nous verrons si elle ose y aller », affirmait bravache Zhao Lijian, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, avant la visite de Nancy Pelosi à Taipei. Pékin montrait alors les muscles et la propagande multipliait les avertissements à l’encontre de Washington. Un ton autoritaire qui a chauffé à blanc une partie de la population qui n’attendait que ça.

Mais la réalité a été tout autre, et la cheffe des députés américains n’a pas été inquiétée lors de son séjour express sur l’île. Beaucoup d’internautes nationalistes ont affiché leur déception, n’hésitant plus à critiquer ouvertement le régime et l'armée. Sur les réseaux sociaux, un ancien militaire affirme avoir honte de son expérience dans l'armée chinoise. Certains comparent les soldats chinois à l'équipe nationale de football, réputée pour sa faiblesse historique, et d'autres espéraient tout simplement que les missiles chinois abattent l'avion de Nancy Pelosi, reprenant une idée de Hu Xijin, éditorialiste du très va-t-en-guerre quotidien The Global Times. En vain.

Pékin en appelle à la rationalité de ses patriotes


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