Visite historique d'une délégation émiratie en Israël, accord sur une exemption de visas

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Une délégation émiratie est arrivée, mardi, en Israël, dans le cadre d'une première visite historique qui concrétise la normalisation des relations diplomatiques entre les Émirats arabes unis (EAU) et l'État hébreu. Signe d'un réchauffement : l'exemption de visas.

"Aujourd'hui nous faisons l'histoire qui perdurera sur des générations", a affirmé Benjamin Netanyahu, mardi 20 octobre, lors d'une courte allocution sur le tarmac de l'aéroport de Tel-Aviv Ben-Gourion. Pour cette première visite en Israël depuis la normalisation avec les Émirats arabes unis (EAU) en septembre dernier, le Premier ministre israélien était entouré du ministre d'État émirati aux Affaires financières, Obaid Al-Tayer, et du secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin. "Nous nous souviendrons de ce jour comme d'un jour glorieux pour la paix", a-t-il ajouté.

Après cette prise de parole, des représentants israéliens et émiratis ont signé quatre accords, dont l'exemption de visas. "Nous exemptons nos ressortissants de visas", a poursuivi Benjamin Netanyahu. Les Émiratis sont désormais les seuls ressortissants d'un pays arabe à pouvoir se rendre en Israël sans visa.

Les autres textes concernent la protection des investissements, l'aviation et la coopération scientifique.

Normalisation des relations Israël-Bahreïn

Les Émirats et Israël ont signé le 15 septembre à Washington, sous la houlette du président américain, Donald Trump, l'accord de normalisation. Bahreïn a signé le même jour un accord similaire. Ces deux États du Golfe sont les premiers pays arabes à normaliser les relations avec l'État hébreu, depuis l'Égypte en 1979 et la Jordanie en 1994. Lundi, le gouvernement émirati a ratifié l'accord, validé la semaine dernière par le Parlement israélien.

Les Palestiniens ont dénoncé ces accords entre des pays arabes et Israël comme une "trahison", alors que la résolution du conflit israélo-palestinien était jusque-là considérée comme une condition sine qua non pour une normalisation entre Israël et les États arabes.

Avec AFP et Reuters