Visas : le « gros mensonge » de Darmanin, selon le président algérien

·1 min de lecture
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune lors d'une réunion au Palais des nations à Alger, le 12 août 2020.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune lors d'une réunion au Palais des nations à Alger, le 12 août 2020.

La tension diplomatique ne retombe pas entre Paris et Alger. Plus qu?une crise de réduction du nombre de visas accordés aux Algériens, elle est le témoignage d?un fossé de plus en plus grand entre les deux rives de la Méditerranée. Jusqu?où peut aller cette escalade verbale ?

« Il n?y a jamais eu 7 000 (Algériens à expulser). La France a évoqué avec nous plus de 94 (Algériens). Jamais il n?y en a eu 7 000 », a déclaré Abdelmadjid Tebboune ce dimanche soir, dans un entretien avec plusieurs médias algériens.

Il a en outre souligné que la France ne devrait pas traiter l?Algérie comme la Tunisie et le Maroc dans sa décision de réduire de façon draconienne le nombre de visas accordés aux ressortissants de ces pays.

« La réduction des visas est une question qui relève de la souveraineté de tous les États, y compris pour l?Algérie, à condition qu?elle respecte les accords d?Évian et les accords de 1968 qui dictent certaines mesures », a-t-il fait valoir.

À LIRE AUSSIFrance : la rente du pouvoir algérien

Les accords d?Évian

En vertu de ces accords, les Algériens bénéficient d?un régime spécifique qui facilite leur entrée en France, leur octroie une liberté d?établissement comme commerçant ou indépendant et un accès plus rapide à des titres de séjour valables 10 ans.

« Ne nous mélangez pas avec d?autres pays. (?) L?Algérie est un pays spécial » pour la France, a-t-il ajouté en répétant : « Il y a des accords qui nous lient. »

Il a détaillé les demandes d?expulsion présenté [...] Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles