Visas expirés et sans travail au Canada : “Dans ce combat-là, on est tout seuls”

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Le mariage de raison était parfait, explique le journal Courrier de Portneuf : “Mélanie Goulet et Steve Boutet cherchaient de l’aide pour leur résidence pour aînés à Saint-Ubalde [dans la région de Québec]. À des milliers de kilomètres de là [en France], Nicolas et Claire Blaise rêvaient d’aventure.” M. Boutet raconte que lorsqu’une caravane québécoise de recrutement s’est arrêtée à Metz, en octobre 2019, Claire “a craqué” en voyant le dépliant pour sa résidence. Son mari, aide ambulancier, et elle ont été embauchés.

Les deux Français ont suivi des formations de base pour exercer leurs nouveaux emplois de préposés aux bénéficiaires (auxiliaires de soins, en France). Ils sont arrivés au Québec le 7 juin 2020 avec un visa de travail valide pour deux ans et lié à un seul employeur.

Le rêve prend fin

Ce visa étant échu depuis le 6 juin, leur nouvelle vie est compromise, signale Radio-Canada. Bien que le couple ait décidé de faire une demande de résidence permanente en août 2021, les autorités canadiennes de l’immigration ont conseillé aux Blaise de faire une demande pour un permis A-75, qui “donne un statut légal pour travailler au Canada et permet de changer d’employeur”. Ce qu’ils ont fait en mars 2022.

Mais ils sont sans nouvelles depuis lors. Ces Français s’expliquent mal les retards administratifs alors que les besoins de main-d’œuvre sont criants. “Je veux juste des papiers pour pouvoir travailler”, déclare Nicolas Blaise au diffuseur canadien.

“Dans ce combat-là on est tout seuls.” Claire Blaise est aussi dépitée.

“Chaque jour on se réveille : vais-je pouvoir continuer à rester au Canada ? Vais-je devoir repartir ? On a tout lâché, on est venu avec quatre valises, un chien, deux enfants. On aime notre vie ici.”

Le couple a sollicité l’aide de Joël Godin, membre de l’opposition conservatrice. “On est présentement en pénurie de main-d’œuvre, ces gens-là sont ici. Il faut simplement que le gouvernement allège leurs procédures”, dit-il.

Selon lui, plusieurs employeurs locaux doivent composer avec les lourdeurs administratives de ministère canadien de l’Immigration.

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