"Je vis avec cette culpabilité" : une mère d'élève avait pris la défense de Samuel Paty

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Un professeur d'histoire a été décapité, vendredi, à Conflans-Sainte-Honorine, après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Avant le drame, un père d'élève l'avait pris à partie et dévoilé son identité sur les réseaux sociaux. Karine, dont la fille suivait le cours de l'enseignant, avait bien tenté de prendre sa défense. En vain.

Alors que l'enquête avance et que les gardes à vue se poursuivent après la décapitation du professeur Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, l'émotion est toujours vive dans la commune. Une marche blanche doit se tenir mardi après-midi en mémoire de l'enseignant, assassiné pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves pendant un cours sur la liberté d'expression. "Tous les matins, je me réveille en me disant que c'est un cauchemar, que ce n'est pas possible", témoigne Karine, une mère d'élève, au micro d'Europe 1. Au-delà de la tristesse, Karine ressent de la culpabilité. Car elle avait pris la défense de Samuel Paty dès le début de la polémique, en vain.

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"Je me suis dit que je ne pouvais pas laisser passer ça"

"J'avais vu la vidéo du papa", explique-t-elle en faisant référence à ce père d'élève qui avait posté sur les réseaux sociaux une vidéo très virulente contre le professeur, qu'il désignait comme un "voyou" et accusait de "pornographie". "Quand je l'ai vue, je me suis dit que ce n'était pas possible, je ne pouvais pas laisser passer ça. Il disait qu'on avait montré une photo alors que c'était une caricature, qu'on avait voulu viser les musulmans alors qu'on n'avait pas visé qui que ce soit", poursuit Karine.

"J'ai fait partie des mamans qui ont mis un commentaire en disant que ma fille était dans sa classe et que ça ne s'était absolument pas passé comme ça. Lui ne m'a pas répondu, après j'ai eu des...


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