Visés par des tirs au volant de leur camion: qui en veut aux chauffeurs routiers sur la RN4?

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Cyril Parisot a été visé à deux reprises en 24 heures sur la RN4. - DR
Cyril Parisot a été visé à deux reprises en 24 heures sur la RN4. - DR

Qui en veut aux routiers qui circulent sur la RN4? La question commence à inquiéter alors que plusieurs d'entre eux ont rapporté avoir été visés par des tirs alors qu'ils empruntaient cet axe qui relie Paris jusqu'à Strasbourg. "Nos maris doivent prendre la route tous les jours, ils travaillent, ils ne sont pas là pour se faire tirer dessus", peste Isabella, la femme d'un chauffeur-routier qui doit se rendre en Alsace chaque jour pour aller jusqu'au siège de sa société.

Depuis le mois d'août, plusieurs chauffeurs disent avoir été la cible de tirs. Cyril Parisot a été visé à deux reprises en moins de 24 heures, à quelques kilomètres près. La première fois, c'était dans la nuit de lundi à mardi à Courtacon, en Seine-et-Marne, puis la seconde, dans la nuit de mardi à mercredi à Courgivaux, à la frontière avec la Marne. Chaque nuit, ce chauffeur routier, qui transporte des marchandises, enprunte la RN4.

"Le premier soir que c'est arrivé, les deux impacts avaient la taille d'une balle de tennis, le deuxième soir, il y a eu des bris de verre, raconte Cyril Parisot à BFMTV.com. C'est sûr que ce n'est pas un caillou qui a fait ça. Si ça traverse, je les prends dans la tête."

Deux enquêtes ouvertes

Le transporteur a été porté plainte après avoir été visé pour la seconde fois. L'affaire est prise très au sérieux par la justice. La plainte de Cyril Parisot s'est en effet ajoutée à celles déjà déposées et traitées par le parquet de Melun, qui a ouvert une enquête après d'autres cas de routiers eux aussi victimes de tirs, comme en juillet dernier à Moeurs-Verdey, dans la Marne. Une autre enquête pour "violences avec arme sans ITT" a également été diligentée, cette fois-ci par le parquet de Châlons-en-Champagne.

Cette deuxième procédure, dont les investigations ont été confiées à la brigade de recherche de Vitry-le-François en co-saisine avec la section de recherche de Reims, intervient alors qu'un autre chauffeur a déposé plainte après avoir été pris pour cible jeudi à proximité de Maison-en-Champagne. L'enquête doit déterminer le ou les auteurs de ces tirs, quelle arme a été utilisée et les motivations. Surtout, les gendarmes cherchent à savoir si les différents faits sont liés entre eux, ou s'ils ont à faire à des imitateurs.

Dans l'attente que ce ou ces auteurs soient identifiés, la peur et la colère envahissent le monde du transport routier qui circule sur le RN4. "Je ne sais pas pourquoi on nous tire dessus", souffle Cyril Parisot. Depuis la deuxième attaque, le chauffeur est en arrêt. Il doit reprendre le travail la semaine prochaine, "avec une appréhension, c'est sûr", conclut-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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