Les cas de virus West Nile et d’encéphalite à tique, en augmentation en France, vont être davantage surveillés

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Le virus West Nile est transmis par des moustiques

Ces deux maladies transmissibles de l’animal à l’homme sont désormais inscrites sur la liste des maladies à déclaration obligatoire par Santé Publique France.

Une piqûre de moustique ou une morsure de tique peut avoir de graves conséquences sur la santé. Lorsqu’ils sont infectés par un virus, ils peuvent transmettre à l’homme des maladies comme le virus West Nile et l’encéphalite à tique. Ces deux maladies, qui gagnent du terrain en France et en Europe, ont poussé Santé publique France à les inscrire sur la liste des maladies à déclaration obligatoire (MDO). L’objectif est de mieux les surveiller et de prévenir les risques d’épidémies. 

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Le virus West Nile, une maladie parfois mortelle

Les infections à Virus West Nile sont transmises par des moustiques mais aussi lors des transfusions de sang ou des greffes. Près de 80 % des personnes infectées restent asymptomatiques ou peu symptomatiques. Mais le virus West Nile peut être à l’origine d’atteintes neurologiques (méningites, encéphalites et méningo encéphalites). Ces formes neuro-invasives, plus fréquentes chez les personnes âgées, peuvent entraîner des séquelles et parfois être mortelles.

Si les cas sont rares en France, le risque augmente sur le territoire avec l’extension de la zone de transmission et du nombre de cas en Europe. Actuellement, il n’existe pas de vaccin ou de traitement antiviral spécifique contre cette infection. La prévention repose sur les mesures de protection contre les moustiques (vêtements couvrants, répulsifs, moustiquaires…).

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Les graves séquelles de l’encéphalite à tique

Le virus de l’encéphalite à tique est transmis par des tiques infectées, et plus rarement par la consommation de produits laitiers au lait cru issu d’un troupeau récemment contaminé. Après une incubation d’une à deux semaines, la maladie se manifeste avec de la fièvre, des maux de tête et des douleurs des muscles et articulations. Ensuite, peuvent apparaître des symptômes dus à une atteinte du système nerveux central (encéphalite, myélite) ou périphérique (parésie ou paralysie d’un membre). Les décès sont rares avec le sous-type viral européen, mais les séquelles peuvent atteindre jusqu’à 40% des cas.

En France, les cas sont diagnostiqués essentiellement dans le Nord Est, en Haute-Savoie, dans l’Ain et dans le Massif du Forez. Aucun médicament antiviral spécifique existe contre cette maladie. Deux vaccins sont recommandés pour les voyageurs se rendant dans des pays à risque, comme au Japon ou en Chine. Les autres mesures de prévention reposent sur le port de protections contre les tiques (vêtements longs, examen de la peau au retour de forêt).

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