Des virus se cachent dans les herbiers du Muséum national d’histoire naturelle

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Des chercheurs ont identifié la souche d'un virus qui attaque le manioc en examinant des feuilles de cette plante récoltées en...1928.

Cet article est extrait de Sciences et Avenir - La Recherche n°899, daté janvier 2022.

Des scientifiques ont réussi à retracer les origines de la mosaïque du manioc, une maladie virale très grave de cette plante africaine essentielle dans l'alimentation, en utilisant…l’herbier du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), à Paris. C’est en effet en examinant des feuilles d’une espèce apparentée récoltée en 1928 dans l’actuelle République centrafricaine que l’équipe du Centre de coopération internationale en recherche en agronomie (Cirad) de La Réunion a décelé les flétrissures typiques de la maladie.

L'ouverture d'un vaste champ de recherche

Ils ont pu identifier l’ARN produit par la plante en réponse à l’attaque virale. Ce qui a permis de retracer les mutations de la mosaïque sur près d’un siècle et remonter à l’ancêtre commun : il serait apparu en Afrique vers 1850. Ce résultat ouvre un vaste champ de recherche pour comprendre comment évoluent les pathogènes des plantes qui affectent toujours les récoltes. Des milliers d’échantillons d’herbiers attendent en effet qu’on vienne en extraire les traces des microbes pathogènes des cultures.

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