Viridiana Ponce, retrouver ses origines africaines au Mexique

Comme beaucoup de Mexicains, la jeune femme, artiste et activiste, a longtemps ignoré ses racines africaines. À travers des projets pédagogiques et culturels, elle travaille désormais à reconstruire la mémoire collective oubliée.

Dans les ruelles colorées du quartier de la Huaca en plein cœur de Veracruz, Viridiana Ponce déambule et s’émerveille : « Venir ici permet de remonter le temps ». À l’époque coloniale, les maisons y ont été construites avec le bois récupéré des bateaux qui s’échouaient dans le port de Veracruz en atteignant la Nouvelle-Espagne. Fréquentées au XXe siècle par des musiciens et artistes célèbres, les allées de la Huaca n’attirent plus aujourd’hui que quelques touristes. « Cela paraît ambitieux, mais je veux redonner à la Huaca son identité originelle : celle un quartier noir. » La jeune femme vient de commencer un projet culturel avec les enfants de cette zone populaire. « À travers des ateliers de peintures et d’expressions scéniques, nous abordons les origines du carnaval. »

Tradition incontournable, le carnaval de Veracruz rassemble chaque année plusieurs centaines de milliers de personnes, pourtant ses racines restent largement méconnues par les Mexicains. « Même ici, la plupart des gens ignorent que sa principale influence vient d’Afrique. »

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