Qui a viré Steve Bannon du Conseil national de sécurité ?

Libération.fr

Le conseiller de Trump vient d’être débarqué du NSC. Une nouvelle illustration des luttes intestines en cours à la Maison Blanche.

Stephen K. Bannon, le sulfureux stratège en chef de Donald Trump, a fait de la «destruction de la bureaucratie» sa mission. Cette dernière rend coup pour coup, et c’est le populiste qui affiche les plus beaux coquards. Après avoir vu les tribunaux bloquer son décret antimusulman (le «Muslim Ban», largement son idée) et l’aile la plus extrême des conservateurs torpiller son projet de remplacement de l’Obamacare, voilà Bannon éjecté du Conseil de sécurité nationale (NSC). Son retrait du NSC, où le Président, entouré d’experts et de son état-major, décide des mesures les plus critiques en termes de sécurité nationale et d’intervention étrangère, a été confirmé par la Maison Blanche mercredi. Fêtée par ses nombreux opposants démocrates mais aussi républicains, cette décision est la manifestation concrète de la guerre intestine qui déchire la West Wing. Dans les médias américains, les insiders, sous couvert d’anonymat, jouent au Cluedo. Qui a réussi à déloger Bannon, Dark Vador autoproclamé, de la «situation room» ?

Bannon himself

C’est la version officielle. Dans un communiqué, Bannon a accusé (sans preuve) Susan Rice, l’ex-conseillère à la sécurité nationale de Barack Obama, d’avoir «instrumentalisé» l’organe stratégique durant le précédent mandat. Son rôle était donc, en tandem avec Michael Flynn, le successeur de Rice qui a dû démissionner après s’être parjuré sur ses liens avec l’ambassadeur de Russie, de «désinstrumentaliser» le NSC. Sa purge terminée, Bannon n’aurait plus rien à y faire. Version appuyée par le vice-président, Mike Pence, pour qui il s’agit d’une décision de «routine». Une excuse pour sauver la face, assurent des membres de l’administration Trump à Politico. Selon eux, Bannon aurait, face à ce camouflet, menacé de démissionner de son poste de conseiller à la Maison Blanche. Avant d’être convaincu de rester par la très (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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