Viols de guerre et sexisme à l'Assemblée : Yamina Benguigui raconte son vécu de ministre

·1 min de lecture

"Les choses commencent à bouger, mais c'est très lent. Surtout, elles peuvent toujours changer dans l'autre sens." C'est avec le combat féministe au cœur que Yamina Benguigui revient mercredi dans Ça fait du bien sur son expérience de ministre déléguée à la Francophonie. Un "passage politique", comme elle le décrit, marqué par le sexisme et une volonté de lutter contre les violences faites aux femmes partout dans le monde. La réalisatrice explique par exemple avoir été marquée par le comportement de certains députés d'alors durant les questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

>> Retrouvez toutes les émissions d'Anne Roumanoff de 11h à 12h30 sur Europe 1 en replay et en podcast ici

"Dès que les femmes bougent, c'est des moqueries", se souvient-elle. "Le trajet au micro est très long. Nous savons que sur les quelques mètres que nous allons traverser, nous allons entendre des histoires possibles : 'Bouge ton cul !', "Petit cul !', etc." Un discours sexiste auquel Yasmina Benguigui assure qu'elle se confrontait directement.

"Le viol des femmes est une technique de guerre très organisée"

"Dans la rue, tu ne me parles pas comme ça. On s'explique. Tu prends une gifle. Sauf que là, toi, tu es assis tranquille", rétorquait-elle aux députés indélicats. "Je ne l'ai pas supporté", estime-t-elle aujourd'hui. "Ça a été très violent, parce que ça va à l'encontre de ce que vous êtes."

Mais c'est surtout son premier déplacement de ministre en République démocratique du Congo qui l'a...


Lire la suite sur Europe1

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles