Violences aux Tarterêts : pour la commissaire divisionnaire de la ville, "les policiers n'ont fait que leur travail"

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Le gazage d'une mère de famille par un policier enflamme le quartier des Tarterêts depuis plusieurs jours. La commissaire divisionnaire de Corbeil-Essonnes défend le fonctionnaire, affirmant que la femme "n'aurait pas dû se trouver là".

"Elle n'aurait pas dû se trouver là." Depuis jeudi et l'interpellation musclée de deux frères dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, les nuits d'émeutes s'enchaînent. Une vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, attise la colère de nombreux habitants du secteur : sur les images, la mère des deux jeunes est repoussée par le jet de gaz lacrymogène d'un policier alors qu'elle se dirige vers l'un de ses fils, plaqué au sol. 

"Ce que je déplore, c'est qu'elle ait essayé de s'interposer", explique sur BFMTV la commissaire divisionnaire de Corbeil-Essonnes, Jennifer Lattay, affirmant que "les fonctionnaires de police n'ont fait que leur travail".

"Il s'est excusé"

Ces derniers sont initialement intervenus pour mettre fin à un rodéo de motocross. Après avoir identifié le conducteur du deux-roues sur les images des caméras de surveillance, ils se rendent "au bâtiment où il est logé" pour l'interpeller.  

"C'est alors qu'il commence à crier et à appeler à l'émeute. Rapidement, des gens du quartier se mêlent à l'interpellation et notamment son frère. Il est interpellé aussi et ça se passe mal, c'est ce qu'on voit sur la vidéo, c'est ce jeune homme-là qui est au sol. Leur maman est venue à plusieurs reprises et a été repoussée par les fonctionnaires", relate la commissaire divisionnaire.

La femme parvient toutefois à pénétrer dans le périmètre de sécurité établi par les forces de l'ordre. Alors, "le policier qui était en train de procéder à l'interpellation a vu une masse arriver derrière lui, il s'est retourné et fait alors usage de sa gazeuse". Jennifer Lattay souligne que le fonctionnaire mis en cause "s'est excusé sur le fait qu'une mère de famille ait été gazée, mais malheureusement elle n'aurait pas dû se trouver là". 

Et d'ajouter: "Les deux individus interpellés sont très connus de nos services de police, donc elle sait comment ça fonctionne."

"Ce n'est pas l'état de guerre"

La cinquième nuit de violences urbaines s'est soldée ce mardi, selon la police, par quatre interpellations et deux blessés légers dans ses rangs. Des conteneurs poubelles ont été incendiés et deux caméras de surveillance ont été détruites au cours d'affrontements durant lesquels la police a tiré des balles de défense, indique une source proche du dossier à l'AFP. Les forces de l'ordre ont quant à elles été visées par des tirs de mortiers d'artifice et des jets de boules de pétanque. 

Le maire de la ville, Bruno Piriou, a toutefois tenu à nuancer la gravité des événements, fustigeant le traitement médiatique "démesuré" des tensions. "Ce n'est pas l'état de guerre, il y a des violences, mais on parle d'une quizaine de jeunes".

Article original publié sur BFMTV.com

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