Violences dans les stades : un "problème de radicalisation" des supporters ?

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Qu'est-il arrivé aux tribunes de Ligue 1, muettes en 2020-2021 et déchaînées en de nombreux endroits cette saison ? Depuis le 8 août et la reprise du championnat, pas moins de six épisodes violents, dans les stades ou en dehors, se sont produits sur les terrains de l'élite. À Montpellier (deux fois), Nice, Lens, Angers et le dernier en date à Saint-Étienne vendredi dernier. Un début de saison désastreux pour l’image du football français. Selon Nicolas Hourcade, spécialiste du mouvement des supporters, cela pourrait, entre autres, provenir d’une "radicalisation des supporters".

Les hypothèses conjoncturelles et structurelles

La première hypothèse est la plus rassurante. En effet, elle s’explique par une excitation retrouvée des supporters après un an de huis clos. "Cela donne à la fois le meilleur avec des ambiances très ferventes, mais aussi le pire avec des incidents très fréquents. Si c’est conjoncturel, on peut espérer que ces débordements se calment prochainement", explique Nicolas Hourcade. 

La seconde, elle, l’est plus inquiétante. L’hypothèse structurelle, donc plus durable, serait liée à la radicalisation d’une partie du public des stades. Elle s’expliquerait à la fois par les rivalités entre les groupes de supporters et par un climat anxiogène et tendu au sein de la société", selon le sociologue. "Le stade à toujours un peu été un défouloir, mais on a l’impression qu’il l’est encore plus qu’avant", ce qui expliquerait la variété des débordements (envahissements de te...


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