Violences sexuelles sur mineurs : la loi est renforcée, mais "il ne faudra pas s'arrêter là"

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Elle salue une nouvelle étape importante dans la lutte contre les violences sexuelles sur mineurs. Invitée samedi d'Europe 1, Martine Brousse, présidente de l'association "La Voix de l’enfant", s'est réjouie de l'adoption à l'unanimité à l'Assemblée nationale d'une proposition de loi PS renforçant la protection des mineurs en fixant à 15 ans le seuil du non-consentement, et à 18 ans en cas d'inceste. Mais, prévient-elle, appelant notamment à mettre l'accent sur la prévention, "il ne faudra pas s'arrêter là".

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Après "des années de combat, de travail" de la part des associations, "nous nous réjouissons de ce qui passe actuellement", réagit Martine Brousse. Mais cette loi, ajoute-t-elle, "doit aussi nous amener à prévenir". En effet, précise l'invitée d'Europe 1, "la partie répressive est importante, mais s'il n'y a pas de prévention, nous aurons, tous les deux-trois ans, des rendez-vous pour renforcer la loi répressive". Et d'insister : "Il nous faut aussi mettre en place une politique de prévention".

Pas d'imprescriptibilité ?

Alors que le texte fixe à 15 ans le seuil du non-consentement, et à 18 ans en cas d'inceste, faut-il faire évoluer la prescription ? Plusieurs associations réclament ainsi que les crimes sexuels sur mineurs deviennent imprescriptibles. La loi actuelle fixe la prescription à 30 ans après que la victime a atteint sa majorité. Pour l'instant, le gouvern...


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