Violences sexuelles à Sciences Po : "Ce qui nous étonne, c'est la masse de témoignages et la difficulté qu'ont nos institutions à prendre en charge cette parole"

L'affaire Olivier Duhamel a libéré la parole de nombreuses étudiantes, qui décident de témoigner des violences sexuelles qu'elles ont subies à Sciences Po avec le #SciencesPorcs. "Ça nous inquiète. Ce qui nous étonne, ce n'est pas tant l'existence de faits de cette nature (...) mais c'est la masse de témoignages et la difficulté qu'ont nos institutions à prendre en charge cette parole", a réagi Yves Deloye, directeur de Sciences Po, sur le plateau du journal de 23 Heures de franceinfo, mercredi 10 février. "Des signalements moins nombreux" que les récents témoignages "Si on regarde les témoignages, de nombreux comportements ont lieu en dehors de nos établissements, dans des moments sur lesquels nous n'avons pas de prise. Je ne dis pas pour autant que nous n'avons pas une responsabilité, mais nos établissements ne sont pas des lieux ou de tels agissements se déroulent sans aucune réaction de notre part. La difficulté pour nous, c'est de comprendre la raison qui fait que ces témoignages arrivent alors que les signalements que nous avons à traiter sont beaucoup moins nombreux", ajoute Yves Deloye.