Trois policiers condamnés après la mort d’un homme par « asphyxie »

Trois policiers ont été condamnés à 15 mois d'emprisonnement avec sursis pour homicide involontaire, après l'interpellation qui a entraîné la mort d'Amadou Koumé, en 2015 (image d'illustration). - Credit:Roland Macri / MAXPPP / BELPRESS/MAXPPP

Ce père de famille de 33 ans avait, en 2015 à Paris, succombé après une interpellation au cours de laquelle il avait subi deux clés d’étranglement.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi 20 septembre trois policiers à 15 mois d'emprisonnement avec sursis pour homicide involontaire, après la mort le 6 mars 2015 d'Amadou Koumé lors de son interpellation dans un bar de la capitale. Ce père de famille de 33 ans, ce soir-là en pleine crise de démence, avait succombé à une « asphyxie mécanique lente », liée à deux clés d'étranglement et à son maintien au sol au total plus de six minutes sur le ventre, les mains menottées dans le dos.

Le tribunal a condamné à la même peine Anthony B., 46 ans, le gardien de la paix auteur des gestes d'étranglement, Sébastien P., 48 ans, à l'époque brigadier, qui a appuyé son genou sur les lombaires et sur le bras d'Amadou Koumé, et le major Didier M., 62 ans, plus haut gradé ce soir-là. Ils ont été reconnus coupables de « fautes » en lien direct avec la mort d'Amadou Koumé, le premier pour son usage de la force, « certes légitime », mais « insuffisamment maîtrisé », ainsi que pour avoir laissé Amadou Koumé en position ventrale sans s'enquérir de son état de santé.

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Sébastien P. a fait preuve d'un « manque évident de discernement » en ne s'« intéressant pas à [son] état de santé après une interpellation très mouvementée » et alors qu'il ne représentait à ce moment-là « plus aucun danger », selon le tribunal. Didier M. s'est rendu coupable d'« une succession de négligences et de manque [...]

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