Violences policières : les gardiens de la paix et leur ministre toujours plus divisés

À Lille (Nord), des policiers ont jeté leurs menottes au sol devant leur commissariat. Ils sont en colère et veulent le faire savoir. "On est ici présents, menottes au sol, parce qu’on s’est fait insulter", clame l’un d’eux. Ils ont un sentiment d’abandon et d’injustice. À Lille, mais aussi à Toulouse (Haute-Garonne), les fonctionnaires sont prêts à aller au bras de fer avec Christophe Castaner, accusé d’avoir lâché ses troupes. Des policiers qui n’ont "plus confiance" en Christophe Castaner Le ministre, dans la tourmente, a reçu jeudi 11 juin, dans l’après-midi, les organisations syndicales. Leur message était on ne peut plus clair. "J’ai très clairement annoncé qu’il avait perdu la confiance des policiers, qu’ils ne se reconnaissaient plus en sa personne désormais", explique Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité-SGP Police. À l’unanimité, la profession demande que soient abandonnées les sanctions pour soupçons de racisme avéré et que soit maintenue la technique d’interpellation dite de l’étranglement.