Violences dans la police française, le vrai bilan

Policiers à Paris, en avril 2021.
Policiers à Paris, en avril 2021.

Selon Jean-Luc Mélenchon, la cause est entendue : « La police tue. » Arbitrairement. Elle applique « la peine de mort pour un refus d'obtempérer », a-t-il asséné sur Twitter, à la suite de la mort d'une jeune passagère à Paris, samedi 4 juin, lors d'un contrôle routier. Si la seconde proposition est manifestement outrancière, la première est irréfutable. Les policiers peuvent être amenés à tuer. Toute la question est de savoir s'ils font un usage mesuré des armes que la loi les autorisent à porter.

Le média pure player Basta ! alimente depuis quelques années une base de données sur ce sujet. Il parvient à un total de 747 personnes tuées en France entre 1977 et 2020 par les forces de l'ordre, soit une moyenne d'un peu moins de 17 par an. Sur la durée, aucune tendance claire ne se dessine. Le nombre de morts annuels fluctue entre moins de dix et plus de trente. Les agglomérations de Paris, Lyon et Marseille représentent la moitié des cas. À l'inverse, la police et la gendarmerie auraient tué une personne ou aucune depuis 1977, selon Basta !, dans de très nombreux départements : la Vendée, les Côtes-d'Armor, l'Allier, l'Indre, le Cher, la Creuse, la Corrèze, le Cantal, la Nièvre, le Lot, etc.

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