Violences meurtrières avant une manifestation contre Kabila

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
PHOTO REUTERS / Kenny Katombe
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

“Et le sang coula”, titre Ledjely.com, après la mort, lundi 19 septembre, de 17 personnes à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Une grande manifestation devait avoir lieu le jour même à l’appel de l’opposition et de son leader Étienne Tshisekedi, un rassemblement officiellement annulé par les autorités. Les violences d’hier se sont déroulées sur le lieu du point de départ de la manifestation. Au moins 14 civils et trois policiers ont été tués.

Les membres de l’opposition proches d’Étienne Tshisekedi refusent le dialogue actuellement en cours entre une partie de l’opposition et les autorités, des négociations censées déboucher sur un accord politique et des élections. Le mandat du président Joseph Kabila s’achève le 20 décembre, et il ne peut pas se représenter. Or une partie de l’opposition craint qu’il se maintienne au pouvoir au-delà de cette date. Ce dialogue national devait s’achever samedi 17 septembre, mais un accord n’avait pas encore été trouvé.

Pour le site guinéen Ledjely.com, après les événements d’hier, les intentions du dirigeant ne font plus de doute :


On savait le président congolais obsédé par son fameux glissement électoral. On se demandait toutefois si, comme d’autres de ses homologues africains, il est prêt à enjamber des cadavres pour arriver à ses fins. Eh bien, depuis hier on a la réponse. Et elle est tragique et cruelle à la fois. Elle vaut au moins 17 Congolais dont les vies ont été froidement arrachées par une vile envie de garder le sceptre du pouvoir. Dix-sept Congolais innocents dont le carnage s’apparente à un sacrifice rituel nécessaire à la concrétisation des ambitions d’un seul homme.”

“Le moment pour Kabila de s’exprimer”

Le 16 septembre, avant la fin des négociations, le quotidien indépendant congolais Le Phare s’inquiétait du peu d’avancée des négociations :


On ne connaît ni l’année ni le mois, encore moins le jour où devraient avoir lieu les élections du président de la République, des députés nationaux, des députés provinciaux, des chefs de secteur et chefs de secteur adjoints, des bourgmestres et bourgmestres adjoints. Ce grand flou est savamment entretenu pour ne pas donner de caractère contraignant aux scrutins sus-évoqués et embarquer le peuple congolais dans une interminable transition.”

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles