Sur les violences faites aux femmes, Roussel veut des « règles » communes aux partis politiques

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, réclame un « cadre de règles communes  » aux partis politiques sur les violences faites aux femmes.
THOMAS SAMSON / AFP Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, réclame un « cadre de règles communes » aux partis politiques sur les violences faites aux femmes.

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Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, réclame un « cadre de règles communes » aux partis politiques sur les violences faites aux femmes.

POLITIQUE - Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a appelé ce mardi 20 septembre les partis politiques à réfléchir ensemble à un « cadre de règles » internes pour traiter les violences faites aux femmes, en s’appuyant sur une justice qui doit être « rapide » et « spécialisée ».

Sur ce sujet, « il y a un vide, chacun prend son propre dispositif de lutte contre les violences dans son parti, je propose que nous en discutions ensemble, entre dirigeants politiques de gauche, de droite, nous sommes tous confrontés à ça », a proposé sur BFMTV et RMC le député du Nord, alors que le retrait d’Adrien Quatennens de la coordination de La France insoumise en raison de violences conjugales secoue le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.

« Nous avons besoin d’avoir des règles communes pour savoir comment on recueille la parole (des victimes de violences, NDLR), comment on crée les conditions pour la recueillir et comment derrière on agit », souligne Fabien Roussel. « Il y a une vraie difficulté, c’est que nous sommes amenés à faire la justice sans être la justice. J’appelle sincèrement à ce que l’on puisse y réfléchir collectivement, à créer un cadre pour ça, avec peut-être une justice spécialisée, adaptée pour tenir compte de cette libération de la parole qui nous fait tant de bien après #MeToo», a-t-il poursuivi.

« C’est à la justice de se prononcer »

Le leader communiste plaide pour une justice « adaptée », capable de se saisir « rapidement » et surtout, de prononcer des sanctions. « Une sanction qui doit conduire à l’inéligibilité d’un élu ? À la démission de ses mandats ? C’est à la justice de se prononcer », estime Fabien Roussel. La question a (ré)émergé avec le cas d’Adrien Quatennens, en retrait au sein de son parti mais toujours député, au grand dam de certains. « Jamais nous n’accepterons d’être représentées par un homme qui a été violent. Il est temps de démissionner », a tweeté Raphaëlle Rémy-Leleu, conseillère EELV de Paris.

Le parti de La France Insoumise n’est pas le seul à être touché par les accusations de violences à l’encontre des femmes. Lundi, la députée et finaliste de la primaire écologiste Sandrine Rousseau a rapporté sur France 5 avoir reçu chez elle une femme accusant le secrétaire national d’EELV Julien Bayou de « comportements de nature à briser la santé morale des femmes ».

« Aujourd’hui on nous demande à nous, on demande à l’opinion, d’être les procureurs de ces cas, on nous demande à nous, chefs de parti, chefs d’entreprise, responsables de syndicats, d’être les procureurs et de juger et je pense que ce n’est pas à nous de le faire, c’est à la justice de le faire, et rapidement », a expliqué Fabien Roussel. « Est-ce que tout cela doit être rendu public, comme l’a fait Sandrine Rousseau, moi j’ai un doute là-dessus », a-t-il mis en garde, tout en précisant : « ce que je souhaite, c’est que les femmes soient protégées, qu’elles se sentent en sécurité ».

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