Violences faites aux femmes: pour Isabelle Rome, les cellules d'écoute de la Nupes "étouffent la parole des victimes"

La ministre déléguée chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome, le 4 juillet 2022 à l'Elysée à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP
La ministre déléguée chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome, le 4 juillet 2022 à l'Elysée à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

La ministre déléguée à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome a critiqué mercredi les cellules d'écoutes de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) qui "étouffe(nt) la parole des victimes" après la révélation d'accusations de violences faites aux femmes par des cadres politiques à gauche.

Pour Isabelle Rome, l'affaire Quatennens démontre ainsi "l'inopérance des cellules d'écoute mises en place par la Nupes".

"Plutôt que de permettre aux victimes de se tourner vers les forces de l'ordre puis d'emprunter la voie judiciaire (...), cette cellule constitue in fine un huis clos qui étouffe la parole des victimes au lieu de la libérer", a estimé Isabelle Rome.

"Travailler collectivement"

Figure de la jeune garde de La France insoumise (LFI), le député Adrien Quatennens a reconnu des gestes violents envers son épouse. Il est sous le coup d'une enquête, qui fait suite à une main courante.

L'affaire a eu un effet domino chez les écologistes avec des accusations de "comportements de nature à briser la santé morale des femmes" lancée par la députée EELV Sandrine Rousseau à l'encontre de Julien Bayou, co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale.

Ex-magistrate, la ministre déléguée, qui a appelé "toutes les victimes à déposer plainte", juge nécessaire de "travailler collectivement" sur les violence sexistes et sexuelles qui "n'épargnent aucune formation politique".

Article original publié sur BFMTV.com