Violences faites aux femmes: les Iraniennes face au régime

AP

En cette journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes, la situation des Iraniennes continue d’alarmer. Au sein d’un régime qui s’est fondé sur la soumission de la figure féminine, les femmes font face à la discrimination dans l'espace public, qui se propage aussi au sein du foyer. Mais malgré ces violences et ces injustices, une majorité de femmes iraniennes n'acceptent pas de s'assujettir aux règles qui leur sont imposées.

Le 20 septembre, Nika Shakarami, jeune Iranienne de 16 ans, est portée disparue après avoir manifesté contre le régime dans les rues de Téhéran. L'étudiante est retrouvée morte, nez et crâne fracassés, puis enterrée le jour de son dix-septième anniversaire, le 1er octobre. Selon un certificat rédigé par le médecin légiste et consulté par BBC Persian, Nika a été violée et torturée à plusieurs reprises pendant sa détention, et est décédée suite aux nombreuses blessures causées par un objet lourd. Une version démentie par les autorités, qui prétendent que la jeune femme se serait jetée d'un toit. Depuis, Nika Shakarami est devenue l'un des visages, aux côtés de ceux de nombreuses autres jeunes femmes tuées lors des manifestations, de la lutte contre le régime islamique et contre ses lois discriminatoires envers les femmes.

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