Violences faites aux femmes : face au confinement, des associations alertent et redoutent des "passages à l'acte"

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Le confinement à domicile est l'une des principales mesures du gouvernement français pour endiguer l'épidémie de Covid-19. S'il réduit considérablement les risques de transmission du virus, il impose la promiscuité, ce qui peut s'avérer dangereux en présence d'un conjoint violent. C'est ce que souligne Ernestine Ronai, responsable de l'Observatoire des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis (OVF 93), qui appelle à une vigilance accrue de la part des forces de l'ordre et à une meilleure écoute en cas d'appel à l'aide.

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"Il faut que la police réagisse vite, qu'elle vienne vite au domicile", réclame Ernestine Ronai, qui rappelle qu'une femme victime de violences peut donner l'alerte en composant le 17 (numéro de téléphone de la police), le 39 19 (ligne d'aide anonyme) ou en effectuant un signalement sur la plateforme du gouvernement. Ces numéros peuvent aussi être composés par des proches ou des voisins témoins de violences.

C'est plus facile de sortir un homme violent d'un domicile, de lui trouver une chambre d'hôtel [...], qu'une femme avec des enfants.

Ernestine Ronai

à franceinfo

Comme de nombreuses autres associations de protection des femmes, Ernestine Ronai insiste sur l'importance des mesures d'éloignement du (...)

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