Les violences ethniques se multiplient en Ethiopie et menacent l'avenir du pays

Jacques Deveaux
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Les assaillants sont arrivés avant l'aube le 23 décembre dans le village de Bekoji et ont attaqué les habitants dans leur sommeil. En l'absence de forces de sécurité, ils ont pu poursuivre leur sinistre besogne jusqu'au début de l'après-midi.

Un massacre selon la Commission éthiopienne des droits humains, un organisme rattaché au gouvernement, qui a rendu publique cette attaque. Plus d'une centaine de personnes ont trouvé la mort, 36 autres ont été prises en charge pour des blessures dans un hôpital de la ville de Bulen, à 90 km de là, selon la Commission. Selon des témoins, les hommes armés ont également incendié des maisons et des cultures.

Plus de cent morts

La région de Metekel où se situe le village attaqué, fait partie de l'Etat de Benishangul-Gumuz dans l'ouest de l'Ethiopie. Elle est frontalière de l'extrême sud-est du Soudan. Région essentiellement rurale et peu peuplée, sa population y est composée d'une mosaïque de groupes ethniques: Gumuz, Shinasha, Amharas, Oromos, etc.

Selon Amnesty International qui a contacté des témoins rescapés, cette attaque serait l'œuvre de membres de l'ethnie Gumuz qui ont visé les habitants des communautés Amhara, Oromo et Shinasha. L’ONG reconnait ne pas être en mesure de vérifier l'identité des auteurs. Elle penche cependant pour un (...)

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