Violences envers les parlementaires : "On n'a pas peur, à chaque nouvelle agression on est un peu plus déterminés"

franceinfo
Après qu'une soixantaine de députés de la majorité ont été menacés par des personnes violentes ce week-end et la maison du président de l'Assemblée nationale visée par un incendiaire, la députée La République en Marche de l'Isère Cendra Motin appelle lundi à une prise de conscience.

"On n'a pas peur. Je pense qu'à chaque nouvelle agression on est un peu plus déterminés", déclare la députée La République en Marche de l'Isère Cendra Motin, lundi 11 février sur franceinfo, alors qu'une soixantaine de députés de la majorité ont été pris pour cible, directement ou indirectement, par des personnes violentes et alors que la maison bretonne du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a été visée par une tentative d'incendie quelques jours auparavant.

franceinfo : Une ligne rouge a-t-elle été franchie ?

Cendra Motin : Bien sûr. Et je pense que les réactions, enfin, de la classe politique l'ont bien montré ce week-end. Pour la première fois, nous avons entendu aussi bien Laurent Wauquiez que Jean-Luc Mélenchon, tous les responsables politiques, condamner unanimement. Marine Le Pen également et je pense qu'il était temps.

Les députés ont-ils pris des mesures pour leur propre sécurité ?

Déjà depuis plusieurs mois, on est pour certains sous surveillance policière, nos maisons sont toutes surveillées. Je ne pense pas que l'on puisse faire autre chose si ce n'est appeler les Français, les personnes qui sont tombées dans cette violence, à prendre conscience qu'il faut arrêter. On parle d'une grande majorité des députés La République en Marche puisqu'aujourd'hui nous sommes nombreux à avoir été pris pour cible, plus d'une soixantaine. Je pense qu'il y a aussi une surveillance pour (...)

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