Violences entre Turcs et Arméniens dans le Rhône : « À tout moment, ça peut dégénérer »

De notre correspondante à Lyon, Catherine Lagrange
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Déploiement des forces de l'ordre  au parc de Miribel Jonage près de Décines, le 29 octobre.
Déploiement des forces de l'ordre au parc de Miribel Jonage près de Décines, le 29 octobre.

Quand elle a appris ce qui se passait au péage de Vienne (Isère) sur l'autoroute A7, ce mercredi matin, Laurence Fautra, maire LR de Décines, à 35 km de là, a sonné l'alerte. Elle a appelé la préfecture du Rhône qui a déployé sur place un important dispositif policier : une centaine d'hommes, dont des CRS, sans compter la police municipale. Les autorités ont également demandé aux commerces de descendre leur rideau de fer, au Centre national de la mémoire arménienne de fermer ses portes?

« On redoutait l'arrivée de ces individus, on voulait les empêcher de tout détruire comme ça a déjà été le cas », explique Laurence Fautra. Une crainte justifiée. Après les violences de mercredi matin entre manifestants arméniens et turcs sur l'autoroute A7 au niveau du péage de Vienne, c'est Décines qui a été la cible de violences.

Cortège et provocations

À Vienne, quelques dizaines de jeunes, représentants de la communauté arménienne qui cherchaient à alerter l'opinion sur la situation dans le Haut-Karabakh, ont trouvé sur leur chemin des Turcs défenseurs d'Erdogan prêts à en découdre. Les échanges, à coups de couteau et de marteau, ont fait quatre blessés, répartis dans chaque camp.

Une scène inédite sur une autoroute, suivie par de nouveaux appels au rassemblement, à Décines cette fois-ci, lancés sur les réseaux sociaux. Malgré le dispositif mis en place, plusieurs dizaines de véhicules arborant le drapeau turc ont déboulé dans la soirée, après le couvre-feu, dans cette com [...] Lire la suite