Violences. Enquête sur des affrontements inédits en Papouasie

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Autorités indonésiennes et militants indépendantistes papous se rejettent la responsabilité des atrocités commises dans une région de Papouasie occidentale jusque-là épargnée par le conflit. L’hebdomadaire Tempo révèle les dessous de ces violences.

“Amok [folie] à Kiwirok”. Ainsi titre le magazine Tempo qui affiche à la une le dessin d’une région montagneuse de Papouasie enflammée par une pluie d’obus lancés par un hélicoptère.

“Au cours de la deuxième semaine d’octobre, l’armée indonésienne aurait jeté des obus sur Kiwirok. Le raid n’a fait aucune victime mais a provoqué la fuite de centaines voire de milliers de civils, qui se sont réfugiés dans la forêt, dans les villages voisins, et jusqu’en Papouasie-Nouvelle-Guinée”, relate Tempo.

Une information confirmée par le commissaire de la Commission nationale des droits humains, Choirul Anam, qui dit avoir examiné certains de ces obus tombés sur le district de Kiwirok.

Des combattants de la branche armée de l’Organisation pour une Papouasie libre (OPM), des indépendantistes papous qui, depuis 1965, rejettent l’intégration de la Papouasie occidentale à l’Indonésie, en ont même ramassé sur le terrain et se sont pris en photo avec, devant leur emblème, le drapeau de l’Étoile du matin.

“Nous enquêtons actuellement sur ces munitions et les résultats seront bientôt publiés”, a déclaré à Tempo leur chef, Jeffrey Bomanak, président de l’OPM.

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Des munitions serbes

À partir des photos diffusées, le magazine d’investigation a pu identifier les codes de fabrication imprimés sur certains de ces obus vert pâle : KV° et °01/20°.

“En parcourant un certain nombre de sites Internet consacrés aux armes, nous avons constaté que ces

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