Violences contre les élus: 28 affaires recensées par les autorités depuis le 1er janvier

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Le garage et la voiture du député LaREM de l'Oise Pascal Bois ont été incendiés. - BFMTV
Le garage et la voiture du député LaREM de l'Oise Pascal Bois ont été incendiés. - BFMTV

Ce week-end a été marqué par l'agression du député LaREM de Saint-Pierre-et-Miquelon, Stéphane Claireaux, par des manifestants anti-pass sanitaire. Avant lui, d'autres élus ont connu le même sort. Sur les sept premiers jours de l'année, 28 affaires de menaces visant des parlementaires ont été recensées par la police judiciaire, a appris BFMTV confirmant les informations du Figaro.

Les cibles majoritaires de ces violences sont, à 80%, les élus de La République en Marche (LaREM). Le contexte est, depuis quelques semaines, particulièrement tendu en raison de la situation sanitaire. Les débats sur le pass vaccinal et les dernières déclarations d'Emmanuel Macron qui veut "emmerder" les non-vaccinés qu'il accuse de ne plus être des citoyens, ont exacerbé un peu plus la fronde.

Renforcement de la sécurité des élus

"Vous ne méritez que des rafales de balles à votre domicile et de vous faire couper votre tête", a reçu le député de la Creuse Jean-Baptiste Moreau qui a reçu deux mails de menaces de mort. Michèle Peyron, élue de Seine-et-Marne, a elle aussi reçu des intimidations, notamment avec un courriel avec pour objet "massacre à venir". Le député de l'Oise Pascal Bois a vu son garage et sa voiture incendiés.

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Ces menaces sont prises au sérieux. Face aux multiplications de ce type d'affaires, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a dressé un télégramme aux préfets pour les appeler à renforcer la sécurité des élus, notamment aux abords des permanences et domicile des élus ou en assurant une veille sur les réseaux sociaux afin de faire remonter les éventuels messages de haine à Pharos, la plateforme de signalement des contenus illicites.

Le 2 janvier, c'est d'ailleurs à la suite d'un signalement Pharos qu'un homme de 19 ans a été interpellé à la suite de propos menaçant à l'encontre des élus de La République en Marche. Il écrivait notamment "vouloir tuer un député, ces gens nous font chier (...) ils rongent nos libertés "exprimant toute sa haine, l'individu écrivait que "casser une permanence, ce n'est pas suffisant, retirer la vie d'un député ce n'est pas non plus suffisant mais c'est déjà plus significatif". Il a été condamné à quatre mois de prison ferme.

Article original publié sur BFMTV.com

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