Violences conjugales : le suivi des auteurs avant leur condamnation expérimenté à Nîmes

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Un an après la fin du Grenelle contre les violences conjugales, la Justice continue de lutter contre la récidive en prenant en charge les auteurs à un stade où ils ne sont pas encore jugés. Après la signature d'une convention jeudi, une expérimentation sera lancée à partir du 1er décembre 2020, et jusqu'au 31 décembre 2021, avec une possible généralisation à toute la France à l'issue. L'idée, explique Isabelle Rome, haute-fonctionnaire à l'Egalité femmes-hommes place Vendôme, est de prendre en charge les personnes mises en causes pour violences sur conjoints dès leur passage devant le juge des libertés et de la détention (JLD), le juge d'instruction ou en comparution immédiate si leur dossier est renvoyé.

 

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"La loi du 30 juillet 2020 permet un contrôle judiciaire avec placement probatoire", détaille la magistrate. En clair, les auteurs seront assignés à résidence dans l'un des 30 appartements prévus à cet effet, disséminés un peu partout à Nîmes, et ils bénéficieront d'un suivi socio-judiciaire. "On pourra même leur ajouter un bracelet anti-rapprochement", dispositif que Nîmes vient de recevoir, suggère Isabelle Rome.

Les auteurs auront des entretiens avec des psychologues

Ce nouvel outil, inédit est financé par le ministère de la Justice à hauteur de 400.000 euros. L'expérimentation concernera des hommes (plus rarement des femmes) qui sinon auraient été placés en d...


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