Violences conjugales : le rapport qui pointe l'insuffisance des réponses judiciaires

C'est un rapport choc que la place Vendôme met en ligne aujourd'hui. L'Inspection Générale de la Justice (IGJ), chargée en juin dernier de mener une mission sur les homicides conjugaux, y pointe les failles du système. De quoi nourrir les débats juste avant la marche organisée samedi prochain par le collectif féministe #NousToutes. Et avant que le Grenelle sur les violences conjugales ne touche à sa fin, le 25 novembre. Après trois mois de concertation, le gouvernement annoncera ce jour-là de nouvelles mesures pour endiguer un fléau qui, depuis le début de l'année, a déjà tué 135 femmes.

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Des situations très diverses

Pour l'IGJ, l'objectif était clair : dresser un état des lieux à partir des homicides conjugaux et tentatives commis en 2015 et 2016, repérer les dysfonctionnements et proposer des améliorations. Au final, ce corps, chargé de contrôler tous les services liés à la Justice, a décortiqué 88 dossiers judiciaires (dont 28 concernant des tentatives). C'est moins que les 144 homicides liés à des violences conjugales dénombrés en 2015 et les 157 en 2016. Mais la consigne de la ministre était de n'examiner que les cas définitivement jugés.

L'état des lieux révèle des situations très diverses. Si les victimes sont à 83% des femmes, les auteurs à 85% des hommes, les âges varient beaucoup (19 à 89 ans pour les victimes, 21 à 91 ans pour les agresseurs). Comme le temps passé ensemble (trois mois à 68 ans). Les ...


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