Violences conjugales : les propositions de Nicole Belloubet pour améliorer la réponse judiciaire

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, revient pour le JDD sur le rapport dévoilé par l'Inspection générale de la justice. Ce dernier pointe l’insuffisance des réponses judiciaires au fléau des violences conjugales. La garde des Sceaux exprime le mea culpa de la justice et avance des idées pour lutter contre ces violences : favoriser le recours aux ordonnances de protection, "au téléphone grave danger" ou encore permettre aux médecins de rompre le secret médical pour qu’ils puissent signaler des violences conjugales, même sans l'accord de la victime. 

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Selon le rapport de l’Inspection générale de la justice, dans 41 % des 88 homicides conjugaux et tentatives étudiés, la victime s’était déjà signalée à la police. Quelles conclusions en tirez-vous?
Très clairement, ça ne va pas. La chaîne pénale n’est pas satisfaisante. Ce rapport, comme je l’avais demandé, met le doigt sur les difficultés et les dysfonctionnements. Dans 35% des cas, les forces de l’ordre et la justice n’avaient été saisies d’aucune plainte avant le féminicide. Mais dans 65% des cas, elles l’étaient. Je suis consciente de la difficulté pour les personnes qui recueillent les plaintes de mesurer la réalité et l’ampleur du danger. C’est pour ça qu’elles doivent être formées. Il faut des formations à l’accueil des victimes, à leur suivi, dans les commissariats, dans les gendarmeries et dans l...


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