Violences conjugales : la Haute autorité de santé veut une prise en charge plus rapide des victimes

© Chang Martin/Sipa

À l'occasion, vendredi, de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la Haute Autorité de santé (HAS) tente d’apporter des solutions face à ce fléau. L’instance a publié mercredi un nouvel outil pour encourager les médecins généralistes à questionner systématiquement toutes leurs patientes sur « l’existence de violences conjugales, actuelles ou passées », comme il est expliqué dans son communiqué. L’objectif est clair : « Normaliser le sujet chez les professionnels de premier recours, au bénéfice d’une prise en charge plus précoce des femmes victimes de violences et de leur protection. »

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Chaque année de nombreuses femmes sont tuées par leur conjoint ou leur mari. En 2021, les services de police et les unités de gendarmerie ont recensé 122 féminicides. Un chiffre qui cette année risque d’être dépassé, puisque l’association #NousToutes en décompte déjà 121.

De nombreux obstacles

La Haute autorité de santé réalise que sa recommandation datant de 2019 n’est pas appliquée à grande échelle....


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