Violences conjugales: une hausse de 60% des signalements lors du deuxième confinement

Par E.P
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"Même si (le deuxième confinement) a été moins rigoureux que le premier, on constate paradoxalement qu'il a enregistré plus de signalements", explique Marlène Schiappa dans les colonnes du Parisien.

La plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes a enregistré une hausse de 60% des appels de victimes pendant le deuxième confinement par rapport à la normale, a annoncé samedi Marlène Schiappa.

Moins de soupapes de décompression

"Même si (le deuxième confinement) a été moins rigoureux que le premier, on constate paradoxalement qu'il a enregistré plus de signalements", a déclaré la ministre déléguée à la Citoyenneté dans un entretien mis en ligne sur le site du Parisien.

"Cette hausse était de 40% au printemps dernier", lors du premier confinement, a rappelé Mme Schiappa.

La ministre explique cette différence par "la crise économique et sociale qui se profile" et "un niveau de tension extrêmement fort depuis cet automne avec moins de soupapes de décompression pour les gens qui devaient rester chez eux".

20.000 chats en deux ans

Lancée à l'automne 2018, la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr, constituée d'un site police à Guyancourt (Yvelines) et d'un site gendarmerie à Rennes, a traité "plus de 20.000 chats" en deux ans, avait indiqué Marlène Schiappa en novembre dernier.

Ces agents, à l'écoute des victimes qui peuvent garder l'anonymat, peuvent les orienter vers un commissariat ou une brigade de gendarmerie pour un dépôt de plainte ou, en cas de refus, vers des associations spécialisées. Si une menace immédiate pèse sur la personne, une patrouille de police peut être envoyée pour intervenir sur place.

En matière de violences conjugales, il existe également une ligne téléphonique dédiée, le 3919, gérée par la Fédération nationale Solidarités femmes (FNSF).

Article original publié sur BFMTV.com

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